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DAUMIER Biographie

1835 Daumier, qui s’est fait un nom grâce à ses caricatures politiques, doit peu à peu renoncer à cette forme d’engagement en raison de l’adoption des lois de 1835 sur a censure de la presse. La Caricature disparaît cette année-là. En août, le journal présente la dernière caricature de Daumier, planche particulièrement sinistre : de furieuses charges sabrant des manifestants dans le lointain sont complétées par trois morts de la révolution de Juillet, à peine sortis de leurs tombes, avec pour légende « C’était vraiment bien la peine de nous faire tuer ! ». Daumier se tourne alors vers la caricature de mœurs, dans laquelle il se cantonne jusqu’à la révolution de 1848.
1836 Daumier crée le personnage de Robert Macaire, parvenu de la monarchie de Juillet, figurant aussi bien le médecin charlatan que le banquier véreux, l’avocat escroc, le journaliste diffamateur, le directeur de société interlope, le commerçant banqueroutier ou encore le fondateur de secte. Les cent lithographies sont publiées dans Le Charivari sous le titre de Caricaturana, et signées conjointement par Daumier et Philipon. En 1839, les planches seront regroupées en album.
La série La Chasse paraît dans Le Charivari.
1837
1838
Daumier enregistre ses premières commandes indépendantes. La série Croquis d’expression paraît dans Le Charivari.
Philipon publie une nouvelle édition de La Caricature qui paraîtra jusqu’en 1843 et dans laquelle Daumier publie notamment Types parisiens.
1839
1847
Daumier publie l’album des Bohémiens de Paris (1840-1842) et réalise diverses séries, notamment Les Mœurs conjugales (1839-1842), Les Bas-bleus (1844), Les Baigneurs (1839-1842), Les Baigneuses ainsi que des planches sur les Chemins de fer (1843-1844).
Les Physionomies tragico-classiques de 1841, comme dix ans plus tard Les Physionomies tragiques, révèlent l’attirance de Daumier pour le monde du théâtre et des saltimbanques.
Les Philanthropes du jour, publiés en 1844, sont de la même veine que les Robert Macaire
1845 Daumier s’installe dans l’atelier de l’île Saint-Louis, au 9, quai d’Anjou. Il y réalise, sur trois ans, les trente-neuf lithographies des Gens de Justice.
1846 Daumier épouse Marie-Alexandrine Dassy, couturière. Il fait la connaissance d’écrivains et d’artistes comme Baudelaire, Steinlen et Daubigny, avec lesquels il restera lié toute sa vie. Il publie les séries Les Bons Bourgeois, Les Papas et Pastorales.
1848 Daumier reçoit ses amis artistes dans son atelier, quai d’Anjou. Il fréquente assidûment les peintres Corot, Daubigny et Dupré, ainsi que les sculpteurs Barye, Préault, Geoffroy-Dechaume… Ce dernier sera de ceux qui l’attireront quelques années plus tard dans le village de Valmondois (Seine-et-Oise d’alors, Val-d’Oise aujourd’hui).
La révolution de 1848 permet à Daumier de retrouver sa veine politique. Elle lui inspire deux planches très suggestives, Le Dernier Conseil des ex-ministres et Le Gamin de Paris aux Tuileries. Il suit également les travaux des députés et commence la publication des Représentants représentés, une série de portraits de parlementaires.
Daumier réalise – pour le concours de la figure de le République – l’imposante peinture La République, symbolisée par une solide femme assise, deux enfants aux seins. Le tableau ne lui vaut néanmoins aucune récompense.
Fort conformiste pour une fois, Daumier publie une série de lithographies tournant en dérision le combat des femmes socialistes qui lisent des journaux subversifs, délaissent maris et enfants pour aller manifester et osent présenter leur candidature à des élections législatives.
1849 Daumier envoie au Salon Le Meunier, son fils et l’âne. Il publie les Physionomies de l’Assemblée dans Le Charivari.
1850 Première apparition du personnage de Ratapoil, figure du propagandiste roué de Napoléon III, et de Casmajou.
Il présente au Salon Femmes poursuivies par des satyres, Don Quichotte et Sancho se rendant aux noces de Gamaches et Silène.
1835 Daumier, qui s’est fait un nom grâce à ses caricatures politiques, doit peu à peu renoncer à cette forme d’engagement en raison de l’adoption des lois de 1835 sur a censure de la presse. La Caricature disparaît cette année-là. En août, le journal présente la dernière caricature de Daumier, planche particulièrement sinistre : de furieuses charges sabrant des manifestants dans le lointain sont complétées par trois morts de la révolution de Juillet, à peine sortis de leurs tombes, avec pour légende « C’était vraiment bien la peine de nous faire tuer ! ». Daumier se tourne alors vers la caricature de mœurs, dans laquelle il se cantonne jusqu’à la révolution de 1848.
1836 Daumier crée le personnage de Robert Macaire, parvenu de la monarchie de Juillet, figurant aussi bien le médecin charlatan que le banquier véreux, l’avocat escroc, le journaliste diffamateur, le directeur de société interlope, le commerçant banqueroutier ou encore le fondateur de secte. Les cent lithographies sont publiées dans Le Charivari sous le titre de Caricaturana, et signées conjointement par Daumier et Philipon. En 1839, les planches seront regroupées en album.
La série La Chasse paraît dans Le Charivari.
1837
1838
Daumier enregistre ses premières commandes indépendantes. La série Croquis d’expression paraît dans Le Charivari.
Philipon publie une nouvelle édition de La Caricature qui paraîtra jusqu’en 1843 et dans laquelle Daumier publie notamment Types parisiens.
1839
1847
Daumier publie l’album des Bohémiens de Paris (1840-1842) et réalise diverses séries, notamment Les Mœurs conjugales (1839-1842), Les Bas-bleus (1844), Les Baigneurs (1839-1842), Les Baigneuses ainsi que des planches sur les Chemins de fer (1843-1844).
Les Physionomies tragico-classiques de 1841, comme dix ans plus tard Les Physionomies tragiques, révèlent l’attirance de Daumier pour le monde du théâtre et des saltimbanques.
Les Philanthropes du jour, publiés en 1844, sont de la même veine que les Robert Macaire
1845 Daumier s’installe dans l’atelier de l’île Saint-Louis, au 9, quai d’Anjou. Il y réalise, sur trois ans, les trente-neuf lithographies des Gens de Justice.
1846 Daumier épouse Marie-Alexandrine Dassy, couturière. Il fait la connaissance d’écrivains et d’artistes comme Baudelaire, Steinlen et Daubigny, avec lesquels il restera lié toute sa vie. Il publie les séries Les Bons Bourgeois, Les Papas et Pastorales.
1848 Daumier reçoit ses amis artistes dans son atelier, quai d’Anjou. Il fréquente assidûment les peintres Corot, Daubigny et Dupré, ainsi que les sculpteurs Barye, Préault, Geoffroy-Dechaume… Ce dernier sera de ceux qui l’attireront quelques années plus tard dans le village de Valmondois (Seine-et-Oise d’alors, Val-d’Oise aujourd’hui).
La révolution de 1848 permet à Daumier de retrouver sa veine politique. Elle lui inspire deux planches très suggestives, Le Dernier Conseil des ex-ministres et Le Gamin de Paris aux Tuileries. Il suit également les travaux des députés et commence la publication des Représentants représentés, une série de portraits de parlementaires.
Daumier réalise – pour le concours de la figure de le République – l’imposante peinture La République, symbolisée par une solide femme assise, deux enfants aux seins. Le tableau ne lui vaut néanmoins aucune récompense.
Fort conformiste pour une fois, Daumier publie une série de lithographies tournant en dérision le combat des femmes socialistes qui lisent des journaux subversifs, délaissent maris et enfants pour aller manifester et osent présenter leur candidature à des élections législatives.
1849 Daumier envoie au Salon Le Meunier, son fils et l’âne. Il publie les Physionomies de l’Assemblée dans Le Charivari.
1850 Première apparition du personnage de Ratapoil, figure du propagandiste roué de Napoléon III, et de Casmajou.
Il présente au Salon Femmes poursuivies par des satyres, Don Quichotte et Sancho se rendant aux noces de Gamaches et Silène.
Caricature et littérature

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