| 1808 | Honoré-Victorien Daumier, fils de Cécile-Catherine Philip et de Jean-Baptiste Daumier, vitrier, naît le 26 février à Marseille, au 11, place Saint-Martin. |
| 1816 | Le père de Daumier, qui s’adonne à ses heures perdues aux belles-lettres, décide de tenter sa chance comme poète à Paris, où il s’installe avec sa famille. |
| 1820 | Daumier devient saute-ruisseau chez un huissier, puis commis à la librairie Delaunay du Palais-Royal. Travaillant non loin du musée du Louvre, il s’y rend pour copier les œuvres exposées. |
| 1822 | Malgré les réticences de son père, Daumier prend des cours des dessin à l’académie Suisse et à l’académie Boudin. Son talent de dessinateur y est remarqué par Alexandre Lenoir, illustre fondateur du musée des Monuments français ; celui-ci l’encourage à poursuivre dans les arts graphiques. Daumier fait alors connaissance de divers artistes, comme le sculpteur Préault et le peintre Jeanron. Cette année-là, Daumier inscrit au dépôt légal ses trois premières lithographies : Le Dimanche, J’suis d’garde à la merrie, et La Promenade à Romainville. |
| 1825 | Daumier entre chez l’éditeur Belliard, alors à la mode. Il est chargé de la préparation des pierres lithographiques et réalise des copies de dessin. |
| 1829 | Daumier réalise ses premières lithographies pour le journal La Silhouette, premier hebdomadaire satirique illustré en France, créé par Charles Philipon. |
| 1829 | Daumier fait pour La Caricature, journal de Philipon et Aubert, ses premières caricatures politiques sous le pseudonyme de Rogelin. Sa satire de Louis-Philippe le rend rapidement célèbre. A la demande des directeurs, Daumier réalise une série de bustes en terre crue et coloriés, sous forme de portraits-charge de quelques parlementaires, d’amis de Daumier et de sympathisants républicains. Exposée dans la vitrine du journal, la série obtient un grand succès. |
| 1829 | Daumier fait pour La Caricature, journal de Philipon et Aubert, ses premières caricatures politiques sous le pseudonyme de Rogelin. Sa satire de Louis-Philippe le rend rapidement célèbre. A la demande des directeurs, Daumier réalise une série de bustes en terre crue et coloriés, sous forme de portraits-charge de quelques parlementaires, d’amis de Daumier et de sympathisants républicains. Exposée dans la vitrine du journal, la série obtient un grand succès. |
| 1832 | La publication dans La Caricature, d’une caricature représentant Louis-Philippe en Gargantua, vaut à Daumier une condamnation à six mois de prison avec sursis, qu’il passera à la prison de Sainte-Pélagie. Les bustes en terre crue sont traduits en lithographies. Parution du premier numéro du Charivari, fondé par Philipon et auquel Daumier participe. |
| 1833 | Daumier partage un atelier avec Paul Huet, Préault, Jeanron et Narcisse Diaz de la Pena, rue Saint-Denis. Il travaille également pour La chronique de Paris et le Journal des enfants. Il commence par ailleurs à utiliser la technique du bois de bout. |
| 1834 | Daumier réalise de nombreuses planches pour L’Association mensuelle, publication de Philipon fondée en 1832: parmi elles, Le Ventre législatif et Rue Transnonain, 15 avril 1834 |