André Belloguet (actif entre 1853 et 1873) est un dessinateur humoristique et un affichiste. Il collabore en 1868-1869 au Journal amusant, à L’Eclipse ou encore à la Chronique illustrée. Après la Commune, en 1870, il se réfugie en Belgique où il continue à dessiner.
Auguste Bouquet (1810-1846), peintre et lithographe, réalise également quelques dessins pour la presse. Il travaille entre autres pour La Caricature (1831-1834), Le Charivari (1832-1833) et Le Triboulet (1843).
Faustin Betbeder (1847- ?), dit Faustin, a étudié à l’École des Beaux-Arts avant de se lancer dans la caricature. Il est l’auteur de nombreux portraits-charges dans la veine de Gill. Installé en Angleterre, il fonde un établissement d’impressions en couleurs. Dans les années 1860-1870, il travaille entre autres pour Le Grelot et La Lanterne magique, et pour Le Figaro anglais. Il a également fourni de nombreux costumes pour l’Opéra Comique de Londres et l’Alhambra.
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Louis André Gosset de Guines dit André Gill (1840-1885) a débuté sa carrière comme peintre, puis comme caricaturiste, dont les dessins furent publiés notamment dans Le Charivari, Le Hanneton et surtout dans La Lune (1868-1876), L’Éclipse et La Lune rousse (1876-1879), dont il fut le rédacteur en chef. Il s’agit essentiellement de portraits en charge représentant des contemporains illustres. Gill exerça une action politique intense à la fin du second Empire et beaucoup de ses caricatures furent interdites par la censure. Ses sympathies allant à l’opposition démocratique, il fut nommé par la Commune, sur la recommandation de son ami Gustave Courbet, au poste de conservateur du musée du Luxembourg. Il est aussi l’auteur d’un conte qu’il a illustré, Voyage fantastique du petit Trimm à la queue d’un chat (1866).
Sulpice Guillaume Chevalier, dit Paul Gavarni (1804-1866), était commis d’architecte, passionné de mathématiques, lorsqu’il fut engagé en 1830 au journal La Mode. Limogé à la révolution de Juillet, il tente de créer un rival, Le Journal des gens du monde. Mais c’est au cours de ses nombreuses années de collaboration avec le Charivari que Gavarni connaît le meilleur de sa verve et un immense succès. À partir de 1837, se succèdent les séries consacrées aux Fourberies des femmes, aux Coulisses (1838), aux Artistes et aux Actrices, aux Débardeurs (1840), au Carnaval et au Bal Chicard (1839-1843). Dans les années 1840, il s’installe en Angleterre. Après l’échec de la série parue dans le Paris de dix-huit Masques et visages (1852-1853), il revient à sa première passion, les sciences mathématiques.
Jean Ignace Isidore Gérard, dit Grandville (1803-1847), publie ses premières caricatures dans La Caricature de Philipon : il s’agit principalement de charges de contemporains ou de violentes attaques contre la politique de la monarchie de Juillet. Grandville fut aussi un illustrateur de talent : sur le modèle de La Fontaine, il réalisa des gravures mêlant les hommes, les animaux et les plantes. Ses grands succès furent l’illustration des Voyages de Gulliver (1838), Scènes de la vie privée et publique des animaux (1842) et Les Fleurs animées (1847).
Benjamin Roubaud (1811-1847) est à la fois peintre de paysages, de natures mortes et de genre, mais aussi caricaturiste et lithographe. Après une période orientaliste, il se dirige à partir de 1840 vers la caricature et signe ses dessins Benjamin ou du monogramme A.B. Ses portraits des personnalités de la Monarchie de Juillet constituent une base documentaire de premier ordre. Il publia ses dessins dans L’Illustration, La Caricature, Le Charivari, Le Panthéon charivarique et la Galerie de la Presse.